09.09.2008
The New Forest
04.09.08
Arrivée à Lyndhurst. Un peu déçue au premier abord. Beaucoup de voitures et, d’après le personnel de l’office de tourisme, peu de transports en commun en dehors des mois d’été (jusqu’à preuve du contraire, septembre est encore en été, m’enfin…). Je vous entends déjà (surtout un, il se reconnaîtra) me dire: «Tu vois, si tu avais ton permis, ce serait beaucoup plus facile.» Soit. N’empêche que tous les guides de la région encouragent les visiteurs à venir en train ou en bus et prétendent qu’il y a beaucoup d’autres moyens de se déplacer dans la forêt. Tu parles! Impossible par exemple de se rendre à Beaulieu – qui se trouve seulement à 7 miles de Lyndhurst et qui abrite une abbaye que je voulais visiter – à moins de changer deux fois de bus… Heureusement, une balade près du village me permet de découvrir un magnifique panorama: un open land, comme ils les appellent, mélange de bruyères, de fleurs sauvages, d’arbres isolés sur une vaste étendue de collines. Vaches, poneys et chevaux y circulent en toute liberté – une des particularités de la forêt qui remonte à Guillaume le Conquérant. Dommage que l’on entende autant le bruit des voitures qui longent ce petit paradis naturel…
05.09.08
Ils l’avaient annoncée, ils ne s’étaient pas trompés: la pluie est au rendez-vous aujourd’hui. Et à en croire la couleur du ciel, c’est parti pour la journée. J’avais prévu le coup: muni de mon roman («The Forest», qui raconte l’histoire de la forêt à travers les siècles), je prends le bus pour le village de Burley. Une sorcière (magie blanche, rassurez-vous!) y a habité dans les années 50. Depuis, plusieurs petits magasins dédiés à la sorcellerie ont éclos ici et là, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le plus intéressant se situe dans la maison où cette fameuse sorcière a vécu. L’atmosphère, lourde d’encens et de musique mystique, est ensorcelante et je passe un agréable moment à chiner dans les rayons: entre arnaques pour touriste et objets troublants – je vous promets que ce pendule bougeait tout seul quand je posais mes questions – on trouve de tout dans ce genre de boutique.
L’après-midi, miracle, le soleil fait son apparition. Vite, vite, profitons-en! Me voilà à nouveau dans cet open land, mais cette fois, point de bruit de voitures. Seuls en piste: la nature, moi… et le vent! Je me sens bien petite, presque intimidée, lorsque je l’entends souffler de toute sa violence dans les quelques arbres que je croise sur mon chemin.
06.09.08 – 07.09.08
Puisque le temps et le manque de transports en commun ne permettent pas vraiment de profiter pleinement la forêt, je décide de consacrer ces deux journées à un attrait de la région: la côte. Découverte en premier lieu de Lymington, ce petit port connu autrefois la contrebande. Un amour de petit port – un des endroits les plus photographiés du coin, dit-on: on comprend pourquoi – avec ses rues pavées, ses échoppes, son marché. Très agréable après-midi, malgré l’occasionnelle pluie, à déambuler dans ce village et à visiter le musée St Barbe, qui en retrace l’histoire.
Deuxième journée, cap sur Barton on Sea. Rien que le nom m’évoque mes romans préférés… Station balnéaire typique, on imagine sans peine les héroïnes d’Edith Warton ou Jane Austen arpenter, mélancoliques et solitaires, les chemins qui longent les falaises. Longue alignées de maisons blanches, cabanons sur la plage (mais où sont donc ces dames en combinaisons de bain rayées rouges et blanches que l’on peut admirer sur de vieilles photos…?), mer agitée: le décor est planté. La pluie étant en congé aujourd’hui, je décide de marcher le long de la côte. Et de fil et aiguille, de champs de vaches en falaises escarpées, je me retrouve au village suivant: Milford on Sea. Après une courte visite du château de Hurst, qui a servi durant la dernière guerre, je poursuis ma route dans un parc naturel où batifolent des oiseaux de toutes sortes, des veaux, des poulains et leurs mères. Mais l’heure tourne et si je ne me dépêche pas, je vais louper le dernier bus pour mon B&B! J’abrège donc les séances photo (une dernière, juste encore celle-ci) et j’arrive… juste à temps!
17:11 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Anecdotes 2
Just for fun... Mes cheveux apres une balade dans le vent... Je comprends mieux pourquoi les gens me regardaient bizarrement!





17:04 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.09.2008
04.09.08 - Southampton
Première impression: les vestiges de l’ancienne cité offrent un saisissant contraste avec les formes ultramodernes des bâtiments vitrés. Ça et là se dressent des vieux pans de murs, le long desquels filent des voitures pressées. L’histoire de la ville n’entend pas se faire oublier. Symbole de ce passé: the Bargate, l’ancienne porte de Southampton, située au cœur d’Old Town. Construite au temps des Vikings, elle a survécu aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, contrairement à l’église de Holyrood, dont seules des ruines – charmantes au demeurant – subsistent. Ce lieu saint est aujourd’hui consacré à la mémoire des victimes du Titanic, qui a douloureusement marqué le passé de Southampton: c’est en effet ici que le navire insubmersible a pris le large, un jour d’avril 1912. Plus de 600 habitants de la ville ont péri lors du naufrage. Il n’existe ici aucun musée spécialement dédié au Titanic: l’histoire est encore bien trop présente…
Même si le port de Southampton a perdu de son prestige d’antan, une intense activité y règne encore aujourd’hui. Docks, marinas, voiliers, cargos et ferries font partie intégrante du paysage. Les bateaux circulent même sur les rivières qui se fraient, depuis la Manche, un large chemin à travers les terres. Et lorsque le voyageur s’éloigne de la côte, les goélands se chargent de leur rappeler, de leurs cris stridents, que la mer n’est pas loin.
(Prochaine étape: the New Forest, un territoire naturel mêlant forêt, pâturages et petits villages, ancien terrain de chasse royal, que Guillaume le Conquérant lui-même a décrété zone préservée… Départ prévu dans une heure!)
10:44 Publié dans Impressions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.09.2008
02.09.08 - Anecdotes 1
(Me voila donc installee a la bibliotheque municipale de Southampton, ou l'acces a internet est gratuit (pendant une demi-heure). Evidemment, claviers anglais, ce qui explique l'absence d'accents...)
Le temps est... anglais! Il pleuvait ce matin, puis ca s'est decouvert, puis il a encore plu, puis le ciel s'est degage, et maintenant il y a du soleil! J'ai eu froid, chaud, chaud, froid, etc. Et le vent a souffle toute la journee...
Les Anglais roulent du mauvais cote de la route (non sans blague!). Je prends trois heures avant de me decider a traverser une route, et meme quand je regarde du bon cote, je ne peux pas m'empecher de jeter un oeil mefiant de l'autre... on ne sait jamais!
J'ai du me reveiller a 7h ce matin!!! Je sais, pour ceux qui bossent, c'est normal, mais je suis quand meme censee me reposer un peu. Mais non, dans mon b&b, le petit-dejeuner est servi a 7h30... D'ailleurs, quand le proprietaire m'a annonce ca hier soir, je l'ai regarde comme s'il venait de dire une mauvaise blague... qui malheureusement n'en etait pas une.
A part ca, tout va bien, je parlerai plus en detail des particularites de Southampton dans un prochain post, et je mettrai aussi quelques photos.
16:54 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.09.08 - Ginger
Je vous dois des présentations. Vous en connaissiez déjà le visage, dévoilé dans le dernier post, il ne vous manquait que son prénom, le voici: Ginger. Ginger le sac plus précisément, Ginger tout court pour les intimes (donc moi). Je l’ai baptisé dans le train Paris-Cherbourg ce matin (après une très courte nuit de sommeil). Un nom anglais me semblait de rigueur, et puis Ginger, ça va bien avec son teint orange prédominant… Je sais, Ginger, c’est plutôt féminin, mais tant pis, c’est Ginger LE sac et ça restera Ginger LE sac!
Pour marquer le coup, nous avons immortalisé ce trajet en train par quelques photos que voici (heureusement que nous étions seuls dans le compartiment…):


(Ginger ne maîtrise pas encore très bien l’appareil photo…)

Comme vous le voyez, Ginger a pris un peu de poids depuis la dernière fois, je le lui reproche assez souvent, surtout que je ne l’ai pas encore convaincu d’échanger les rôles de pour qu’il me porte de temps en temps.
Ginger et moi avons fait bon voyage hier entre Zurich et Paris, puis il a préféré se reposer à l’hôtel quand je suis allée manger avec Valentina chez Léon de Bruxelles, près des Halles.
Maintenant, nous sommes à la gare maritime de Cherbourg, nous attendons notre ferry. Encore une heure à patienter: Ginger voulait être là à l’avance, je lui ai bien dit que nous avions tout le temps, mais vous connaissez les hommes... euh, les sacs!
Nous vous donnerons de nos nouvelles à notre arrivée en Angleterre !
P.S. Marine est jalouse. Marine, c’est elle:

Il est vrai que Ginger restera souvent dans les B&B, tandis que Marine restera pratiquement tout le temps avec moi, je dois lui rendre justice. Marine, excuse-moi, je t’aime aussi!
16:37 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note









